Bouton pression : définition et usage

Le bouton pression est une fermeture métallique en quatre éléments, répartis en deux parties qui s'emboîtent par encliquetage et se séparent par simple traction, sans outil.

C'est la fermeture rapide la plus répandue en maroquinerie légère : elle ferme un rabat, une poche extérieure, une bride de sangle ou une languette, partout où l'on veut un geste d'une seule main. Sa place parmi les autres systèmes de fermeture est décrite dans l'anatomie d'un sac et son vocabulaire.

Les quatre éléments

Côté visible, la tête, souvent bombée et logotypée, et sa tige ou son œillet qui la traverse : c'est la partie mâle de l'ensemble, celle qui pénètre. Côté opposé, le ressort femelle, une couronne fendue ou un anneau élastique logé dans une capsule, et sa contre-pièce qui le maintient. Les deux parties sont montées séparément sur deux panneaux distincts, chacune par rivetage, selon la même logique définitive que le bouton à frapper. C'est pourquoi une pression se pose presque toujours en bout de patte de fermeture : la patte apporte la souplesse et la course nécessaires à l'alignement.

L'erreur fréquente : accuser le ressort

Quand une pression cesse de tenir, le réflexe est de conclure que le ressort est fatigué et de vouloir le remplacer. Dans la grande majorité des cas, la cause est ailleurs : la partie mâle n'arrive plus droite dans la femelle. Une patte qui s'est allongée, un panneau qui s'est déformé sous la charge, un montage désaxé de quelques dixièmes dès l'origine, et la tige attaque le ressort de biais. Chaque fermeture élargit alors légèrement la couronne d'un côté, jusqu'à ce que le maintien disparaisse. Le diagnostic est simple : fermer lentement, en observant si la tête arrive perpendiculairement au plan de la femelle. Si elle arrive inclinée, remplacer le ressort ne règle rien, il se fatiguera de la même façon. Corollaire pratique : une pression qui claque nettement en fin de course, sans devoir être guidée du pouce, est bien alignée.

Ce que ça change à l'usage

Une pression bien alignée demande un effort franc mais bref, et se rouvre sans que l'on ait à retenir le sac de l'autre main. Elle offre une sécurité de fermeture, non une sécurité de contenu : elle empêche un rabat de bâiller, pas un sac trop chargé de s'ouvrir. Quand on cherche un geste plus doux, à faible effort, on lui préfère un fermoir aimanté, dont le comportement est très différent en termes de tenue. Pour prolonger la vie d'une pression, il faut éviter de tirer sur le rabat en diagonale, ne pas la fermer sur un sac bombé par le remplissage, et se méfier de l'ouverture d'un doigt en crochet, qui exerce précisément l'effort de travers qui use la couronne. Le même principe de contrainte concentrée se lit ailleurs sur le sac, autour de la butée de zip, aux attaches d'une chaîne bandoulière, ou sur les fixations d'une cloison intérieure. Notons enfin que sur un chant, la même exigence de netteté s'exprime par le brunissage de tranche sur les peaux animales. Sur nos sacs en simili cuir PU et nos sacs portés en bandoulière, l'alignement des pressions se vérifie en quelques secondes, sac vide puis sac rempli.

Voir aussi

Retour au blog