Gaufrage : définition et usage

Le gaufrage est l'impression d'un motif en relief dans l'épaisseur d'une matière, obtenue en la pressant entre une matrice gravée et un contre-plateau sous l'effet combiné de la chaleur et de la pression.

C'est un procédé de surface, à distinguer des procédés d'ajout : rien n'est déposé, la matière est simplement déformée. Le guide anatomie d'un sac le range parmi les traitements décoratifs, aux côtés du marquage à chaud, qui transfère lui un film coloré, et du rainage, dont la logique est fonctionnelle puisqu'il prépare un pli. Le gaufrage sert soit à créer un motif graphique, soit à donner un aspect texturé régulier sur toute une pièce.

Comment il se fait et comment on le reconnaît

La matrice est chauffée, puis appliquée quelques secondes sous une pression contrôlée. Trois paramètres commandent le résultat : la température, la durée et la pression. Trop faibles, le relief s'estompe dès la sortie de presse ; trop élevées, la surface brille de manière anormale et la matière perd de sa souplesse. On reconnaît un gaufrage à la lumière rasante : le motif accroche l'ombre sans changer de couleur, alors qu'un motif imprimé reste plat au toucher et qu'un marquage à chaud se distingue par sa teinte rapportée. Un gaufrage profond exige un support qui ne se déforme pas au retrait de la presse, d'où l'emploi fréquent d'une structure thermocollée à l'envers de la pièce.

L'erreur fréquente : y voir une texture durable

Un motif gaufré n'est pas une texture de matière, c'est une déformation mécanique maintenue. Sur une matière naturelle comme le cuir animal, le grain fait partie de la peau et ne s'efface pas. Un relief gaufré, lui, est une contrainte que la matière conserve tant qu'on ne la sollicite pas dans l'autre sens. Aux zones de frottement — angles, base, dessous des anses, pourtour d'une poche — la pression répétée rend progressivement le relief à sa planéité initiale. Le motif s'aplatit d'abord sur les arêtes, puis devient plus lisse et plus brillant que le reste. Cela n'est ni un vice ni une usure prématurée : c'est le comportement attendu du procédé. Un gaufrage est donc à réserver aux surfaces peu sollicitées, et à éviter là où l'on cherche une texture permanente.

Ce que ça change à l'usage

Deux conséquences pratiques. La première concerne l'entretien : on nettoie un gaufrage sans frotter, en tamponnant, la friction étant précisément ce qui l'écrase. La chaleur est à éviter pour la même raison. La seconde concerne la conception : le motif se positionne avant assemblage, à l'écart des marges de couture et des rubans d'une glissière, faute de quoi il se retrouve partiellement pris dans une couture. Sur un empiècement ou un gousset, il faut anticiper la mise en volume, qui étire le relief. Enfin, le pas marqué à la griffe à frapper doit rester à distance du motif, sous peine de le déformer. Ces arbitrages guident les finitions de nos sacs en simili cuir PU, y compris sur les modèles bandoulière.

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