Le règlement (UE) n° 1007/2011 fixe les dénominations harmonisées des fibres textiles et impose, pour les produits textiles mis sur le marché de l'Union, l'indication de la composition en fibres avec le pourcentage de chacune.
Son objectif est l'intelligibilité : un même nom de fibre doit désigner la même chose dans tous les États membres, et l'acheteur doit pouvoir lire ce qu'il achète sans décodage. Le texte règle aussi un point sensible pour une maison végane : la présence de parties non textiles d'origine animale doit être signalée sur l'étiquetage. Pour l'ensemble des règles qui encadrent un achat à distance, voir notre guide de l'achat en ligne.
Ce que le règlement couvre, et ce qu'il laisse de côté
Le champ d'application est défini par le texte et ses annexes, qui énumèrent les dénominations admises et listent les articles dispensés d'étiquetage de composition ou soumis à un régime allégé. L'erreur fréquente consiste à attendre une composition détaillée sur un accessoire de maroquinerie : un sac dont l'extérieur est un revêtement synthétique n'est pas un produit textile au sens du règlement, et la présence d'une doublure ne fait pas basculer l'ensemble dans le champ. Avant d'affirmer qu'un article est couvert ou dispensé, il faut aller lire l'annexe applicable : c'est elle qui tranche, pas l'intuition.
Concrètement, un caftan ou un foulard relève de la logique d'étiquetage textile ; un sac en simili cuir PU (polyuréthane) relève d'un autre régime d'information, où la matière est décrite sans pourcentage de fibres.
Pourquoi nous écrivons « satin », et rien d'autre
Satin n'est pas une matière : c'est une armure, c'est-à-dire une manière de croiser les fils, qui produit une face lisse et brillante. Ce tissage peut être obtenu avec des fibres très différentes. Nommer une fibre reviendrait à énoncer une composition ; le règlement encadre précisément cette énonciation, et une allégation non vérifiée serait fautive. Nous écrivons donc « satin », sans y adjoindre de nom de fibre que nous n'aurions pas contrôlé.
Ce qui relève d'autres textes
Ce règlement ne dit rien du mot « cuir », réservé en France par le décret n° 2010-29 aux matières issues de la peau animale. Il ne dit rien non plus des droits attachés à l'achat : le remboursement sous 14 jours après réception du retour à l'atelier, la mise à disposition éventuelle d'un retour prépayé, la rétrofacturation auprès de la banque ou le seuil de franchise douanière pour un envoi hors Union relèvent chacun d'un corpus distinct. Une étiquette conforme ne préjuge d'aucun de ces points.
Sur nos portefeuilles et petite maroquinerie, la matière est nommée telle quelle : simili cuir PU, sans matière animale.